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Je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche, Montaigne.

Je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche,   Montaigne.
Nous sentions venir la fin, et peut-être en fait était-elle un début incertain. Ces années n'auront pas été les plus belles, on aura connu beaucoup de pleurs, de peurs, de cris, de hontes. On aura craint pour nos vies, pour la sienne aussi. On aura cessé de l'aimer, on aura finalement oublié de l'aimer, pendant quelques temps seuleument. On y aura cru, fort, très fort, un peu trop fort peut-être. Tout ces efforts, pour rien. Toutes ces volontés, pour ne lui en donner aucune. On aura beau se poser toutes les questions du monde, on ne trouvera jamais de réponse, je crois. Peut-être qu'il n'y en a pas, peut-être que l'on ne sait pas tout. Je suis fière, tellement fière de nous savoir heureux, à notre manière. Fière du chemin que nous avons parcouru, tout les quatres, sans papa. Je suis aussi extrêmement fière de lui, peut-être n'a t-il pas eu le courage d'aller jusqu'au bout, peut-être s'est-il donné la vie, par manque de volonté, peut-être que ce geste est égoiste finalement, mais il l'a fait par amour, pour ne plus nous faire de mal, pour ne plus nous voir souffrir, j'aime à penser de cette manière et l'élever, haut, très haut, l'estimer encore et encore, l'aimer à en perdre la tête, et le savoir dormir, à perte de temps, sans se soucier du reste. J'aime me dire que nous avions le papa le plus fort, le plus beau, le plus grand, et sans aucune hésitation, le plus aimant de tous. Il me manque terriblement, et il faut dire que ce n'est pas toujours évident de vivre sans lui, et je ne compte plus le nombre de fois où j'aurais eu besoin d'être dans ses bras. Et puis, j'imagine ce qu'il penserait de moi, à ce moment précis, et alors j'avance, je fais en sorte d'être heureuse, et comme il ne peux plus l'être, j'essay d'avoir assez de bonheur pour nous combler tout les deux. Et puis je pense à vous, espérant sans cesse que vous alliez bien, m'inquiétant à la moindre seconde de retard, vous regrettant énormément. Ce n'est pas toujours évident de vivre si loin de vous, vous me manquez terriblement, et je pense à vous tout les jours. J'ai un besoin constant de vous imaginer, près de moi, vous voir sourire et rire avec vous. J'ai hate de vous retrouver, mes petites merveilles. Je vous aime plus que tout, et je pense à vous si fort.
# Posté le mercredi 14 mai 2008 17:03
Modifié le vendredi 16 mai 2008 12:44

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